La technique du succès – manuel pratique d’organisation de soi-même

ImageChronique et résumé – La technique du succès
André Muller- Les Editions Diateino 2002, 184 pages

« La réussite elle-même n’est pas difficile. La réussite est à la portée de tous. Et si tous ne réussissent pas, c’est qu’ils n’ont pas tous voulu réussir ». (André Muller)

L’auteur présente l’ouvrage comme guide en vue de l’action et non un recueil de recettes dispensant d’agir. L’action prévôt à toute forme de réussite.

Le chapitre d’introduction risque de bouleverser certaines personnes, André Muller ne mâche pas ces mots, pour lui il est clair que si vous ne réussissez pas, c’est que vous ne voulez pas réussir. Vous vous êtes borné à en rêver, à l’attendre de tous et de tout, sauf de vous-mêmes et de vos actions.Si vous vous contentez de rêver et d’attendre, uniquement l’échec sera au rendez-vous. Seul celui qui veut et qui agit recevra ce qu’il est – au moyen de sa volonté, au moyen de son action en droit d’attendre.

Pour lui, il n’y a pas d’excuse. D’ailleurs, l’étude de la vie de ceux ou de celles qui ont réussi, ou même brillamment réussi, montre qu’il s’agit souvent de personnes qui, au départ, n’avaient rien de plus que les autres, mais qui, de toute évidence, à un moment donné de leur existence, ont eu le courage, l’audace de prendre leur destin en main.

La fortune s’offre rarement aux modestes. Il faut un certain degré d’outrecuidance pour l’obtenir. Il faut avoir l’audace de décider qu’on aura une existence hors série.

Chapitre 1 – Pourquoi et comment avoir une bonne opinion de moi

Dans ce chapitre, l’auteur nous explique que dans la mesure où vous avez confiance vous, vous inspiré confiance aux autres. Cette confiance est l’une des clés de la réussite.

Avoir une mauvaise opinion de soi, et, par contrecoup une trop bonne opinion d’autrui est parfois l’indice d’une certaine paresse.

Abandonner une action parce qu’on n’est pas satisfait des premiers résultats, alors que, précisément, cette insatisfaction montre qu’on est capable de l’effort supplémentaire qui mène à la réussite.

Il faut toujours saisir sa chance, sauté sur l’opportunité. Il faut toujours s’estimer apte, quitte à redoubler ensuite d’efforts pour être vraiment prêt.

Ceux qui réussissent ne sont pas nécessairement ceux qui ont le plus de talents, d’aptitudes, mais ceux qui osent s’affirmer qu’ils ont tel talent, telle aptitude.

Chapitre 2 – Il n’est jamais trop tard

Ce chapitre s’articule autour de trois points clés :

  • Il n’est jamais trop tôt ou trop tard

Il n’est jamais trop tôt pour acquérir la mentalité qui mène au succès. Mais il n’est jamais trop tard non plus. Il n’est jamais trop tard pour réussir, que ce soit dans l’activité actuelle, ou dans une tout autre activité.

Se dire qu’il est trop tard c’est en réalité décider qu’il est trop tard, par paresse, par lassitude.

Vouloir, c’est tout simplement commencer à gravir cette montagne. Aucun miracle ne me dispensera d’accomplir les pas nécessaires. Dire qu’ « il est trop tard », cela équivaut à s’asseoir au pied de cette montagne et à rêver du sommet

A celui qui dit : « il est trop tard », on ne peut que répondre : qu’avez-vous fait qui vous autorise à penser que ce but est hors de votre atteinte ? Qu’avez-vous fait de réel, de suffisant ? Êtes-vous certain d’avoir donné le meilleur de vous-même ? Êtes-vous certain de vous être mobilisé pleinement, entièrement, au service de ce que vous vouliez accomplir ? N’avez-vous pas, à un moment donné, reculé ? Ne vous êtes-vous pas contenté de petits expédients ? N’avez-vous pas, en réalité, fait autre chose que ce que deviez faire ? N’avez-vous pas pris votre retraite ? Et maintenant que vous pensez pouvoir « arrêter les frais », pour vous laisser vivre, n’êtes-vous pas en train de perpétuer les erreurs passées, la cause de votre insuccès provisoire ? N’est-ce pas, en réalité, parce que cela vous arrange – parce que cela arrange votre besoin de tranquillité – que vous décidez, plus que vous ne constatez, que tout est fini ?

  • Se méfier des raisonnements qui font intervenir le mot « trop »

D’une façon générale, je dois me méfier de tous les raisonnements qui font intervenir le mot « trop ». Ce mot est utilisé très volontiers par ceux qui ne veulent pas en faire assez.

C’est trop loin, c’est trop difficile, je suis trop jeune, je suis trop vieux, je suis trop pauvre, je suis trop fatigué… Qu’est-ce à dire ? TROP par rapport à quoi ? En réalité, cela sous-entend toujours : « trop… par rapport aux efforts que je suis disposé à mettre en œuvre ».

Acquérir la mentalité qui mène au succès, c’est en grande partie se refuser les excuses.

  • De même, tout être, à tout âge, a les moyens de réussir ou de surmonter un échec.

Il lui suffit de comprendre, une fois pour toutes, que tout dépend de lui… Et non du jeu qu’il a – ou croit avoir – à sa disposition.

« Je réussirai », cela veut dire avant tout, « j’ai compris que c’est à moi, à ma conduite que sera due ma réussite, et à rien d’autre. » Je réussirai donc sans aucun doute, puisque cela dépend de moi. Je réussirai, puisque je veux réussir »

Le passé n’a aucun sens pour l’homme qui veut connaître le succès et le bonheur. Ce qui compte, c’est le présent, le seul présent.

Chapitre 3 – Je décide de réaliser de grandes choses

Ce qui fait, au départ, la valeur d’un être, c’est son but. Ce ne sont pas ses talents ou capacités. C’est ce qu’il en fait, c’est ce qu’il en fera.

Mon but doit être le plus grand, parce qu’il constitue à la fois ma seule limite, et – ce qui est grave – parce que c’est moi, oui, moi-même, qui m’assigne cette limite.

La volonté orientée vers un but précis appelle les actes qui mènent à la réalisation, contraint aux actes qui apportent cette réalisation. Le but est à la fois la limite et le moyen.

Celui qui mène une petite existence, sans lustre, sans relief, une petite existence de série, est celui qui, au départ, n’a rien voulu d’autre.

Il ne faut pas avoir peur de l’ambition. Il faut avoir peur de la modestie. L’ambition est énergie, est source d’énergie. Je ne suis pas ambitieux parce que j’ai de l’énergie, j’ai de l’énergie parce que je suis ambitieux.

Avoir un grand but, cela ne signifie pas, en général, qu’il faut faire des choses extraordinaires, c’est le plus souvent décider qu’on fera extraordinairement bien des choses ordinaires.

Vouloir un grand but, vouloir réaliser de grandes choses, c’est avant tout : vouloir être d’une grande utilité. Le but n’est générateur d’enthousiasme et d’énergie que lorsqu’il est le but de la plus grande utilité.

Ma valeur et ma réussite seront fonction de l’utilité de mon but, de mon utilité, de ce que je veux faire d’utile, de ce que je veux être d’utile pour le plus grand nombre possible de personnes.

Chapitre 4 – Mon plan : ce que je veux être, ce que je veux avoir

« Il n’y a pas de bon vent pour celui qui ne connaît pas son port. » (Sénèque)

Rien ne m’arrive sans que je l’aie voulu. Rien ne m’arrive que ce que j’ai voulu. N’est donc incertain de son avenir que celui qui ne sait pas ce qu’il veut. Savoir ce que l’on veut est primordial, fondamental. Or, il est certain que beaucoup de gens ne savent pas ce qu’ils veulent, ne savent pas exactement ce qu’ils veulent. Ils vont au hasard, et par conséquent à la dérive. Ils s’imaginent que le hasard gouverne nécessairement l’existence, alors qu’il gouverne simplement leur existence, alors qu’il ne gouverne que l’existence de celui qui s’abandonne à lui.

C’est à moi, à moi seul qu’il appartient de prendre mon destin en main, afin que ce destin ne soit plus un destin, mais l’exécution d’un plan conçu et ordonné par moi. Si je n’ai pas un tel plan, mon existence m’échappera.

  • Prendre conscience de ce que vous voulez :

Définissez exactement les détails, pour cela, mobiliser tout votre être, toutes vos capacités, au service de ce but précis. Ce qui vous permettra d’éviter :

  • L’hésitation
  • La dispersion
  • Les pertes de temps

Vous devez vous intéresser réellement à votre sort et pour cela vos devez avoir un PLAN : complet, précis, détaillé, un plan à long terme. Le plan, c’est ce sans quoi on va à la dérive.

La modestie dans l’objectif, par peur de l’effort (ou par peur d’obligations de toutes sortes), est une démarche d’esprit courante (qui explique, à elle seule, la plupart des destins médiocres),

enfin et surtout ; plus le but est élevé, plus l’action devient intéressante, et moins, par conséquent, on en sent le poids

  • Penser et non rêver

Votre but – ce que vous voulez avoir, ce que vous voulez être – doit être clairement défini, dans les moindres détails. Cela veut dire que vous devez y penser et non en rêver. Cela veut dire qu’il doit s’agir non d’un souhait, mais d’un programme.

Écarter impitoyablement tout ce qui n’est que rêve. Le rêve est l’ennemi de la réalité. Orienté la pensée vers ce qui est réalisable, c’est-à-dire vers ce que l’on veut réellement réaliser, ce qui permet d’élaborer un plan constructif.

Le fait de voir ce plan comme réalisé constitue un élément puissant en vue de sa réalisation. Le plan ainsi vu impose de lui-même sa réalisation.

Mon plan doit être profondément gravé dans mon esprit. Je dois le voir comme s’il était réalisé. Cette vision est une garantie de réalisation du plan.

Chapitre 5 – Ce que je ferai demain

Il faut avoir un plan à long terme, mais également un plan pour l’année, le trimestre, le mois, le jour. Les plans partiels sont facilités par l’existence d’un plan d’ensemble.

L’objectif ambitionné doit toujours être ce que mes aspirations profondes font monter à la surface, lorsque je m’écoute. Aucune limite ne doit, a priori, y être apportée. Savoir ce que l’on veut, c’est en principe savoir ce que l’on peut.

  • Délai

D’une façon générale, une obligation non assortie d’un délai ne constitue pas une véritable obligation ; il me faut donc pratiquement toujours m’assigner un délai déterminé pour réaliser mon objectif. J’y arrive souvent plus facilement en fractionnant cet objectif, en le subdivisant

J’écrirai ce livre ne signifie rien. Ce qu’il faut mettre par écrit, c’est : j’écrirai, cette année, ce livre. J’écrirai, tel jour, ce chapitre.

Si je prête une somme à quelqu’un en lui disant : « rends-la-moi dès que possible », il est à peu près certain qu’il ne me la rendra que quand cela l’arrangera pour une raison ou pour une autre. En tout cas, il ne s’estimera nullement tenu de la rembourser rapidement.

Pas d’obligation sans délai.

Tous mes objectifs doivent être programmés avec pour chacun d’eux un délai de réalisation déterminé et, bien entendu, le délai d’accomplissement des tâches qui doivent mener à cette réalisation.

Et c’est ainsi que j’apprendrai la planification qui est le principal apanage de tous ceux qui réussissent. Un chef, un directeur, un leader quel qu’il soit, doit toujours savoir ce qu’il fera le mois prochain, l’an prochain, dans deux ans, dans trois ans… Et plus il acquiert de responsabilités, plus longtemps il doit savoir à l’avance ce qu’il fera

  • Faite le bilan

Les plans sont à réviser périodiquement. A chaque fin de période, il faut dresser le bilan de ce qui a été accompli et en dégager des enseignements pour ce qui reste à accomplir

L’art de faire des plans cohérents ne s’improvise pas. Il faut l’apprendre. On l’apprend en méditant sur le sort des plans passés.

Chapitre 6 – Je ne parle pas de mes projets

On pourrait penser, au contraire, que le fait de divulguer un projet oblige en quelque sorte à le réaliser, sous peine de se désavouer, de paraître ridicule. À première vue donc, il semblerait que le fait de clamer tout haut : « je veux devenir ceci ou cela » équivaut à contracter une dette d’honneur.

Mais, en général, c’est l’inverse qui se produit. Pourquoi ? Ce qui se passe est assez subtil et peut être expliqué par référence à un processus physique très banal.

  • A retenir :

La pression qui me pousse à faire quelque chose me pousse également à parler de mon projet, à en entretenir mes collègues de bureau ou mes amis.

Le dynamisme, l’enthousiasme me rendent communicatif.

En parlant de ses idées, de ses projets, il libère une partie de la pression qui le poussait à faire quelque chose. Il se dégonfle littéralement. Il se retrouve soulagé, apaisé, vidé.

Tout se passe comme si le fait d’avoir parlé de son idée lui donnait l’illusion d’avoir fait quelque chose. Ont satisfait à bon compte son amour-propre et l’ont mis mentalement en vacances.

  • Le remède

Le projet, par sa pression, me pousse à parler. Je m’en libère – ou plutôt je la contrôle – en commençant l’exécution de mon idée.

Il ne faut pour rien au monde que la pression bienfaisante, le dynamisme que je ressens et mon enthousiasme soit mis en veilleuse ou qu’il se relâche.

Chapitre 7 – Je me force la main

Mais force est bien de constater qu’au sein de toute personne, tout se passe comme si deux personnages se trouvaient en présence : un personnage positif et un personnage négatif. Le premier exige le mouvement, le second demande le repos.

Progresser, réussir, c’est avant tout vaincre le « moi frein », afin que le « moi actif » puisse, délivré de ses entraves, donner sa pleine mesure.

C’est écouter le « vas-y ! » du moi actif. C’est condamner le « moi frein » au silence.

Tous ceux qui croient avoir d’excellentes raisons de ne rien faire sont en fait des victimes du « moi frein ». Ils pensent : « à quoi bon ou il est trop tard » ou « ma vie est le produit de facteurs qui m’échappent.

Pour vaincre le moi frein, je dois me forcer la main. Il s’agit, pour vaincre toute hésitation, de faire quelque chose qui m’oblige à continuer.

D’une manière générale, je n’oublierai jamais que « le meilleur moyen de finir est de commencer. » Ainsi, chaque fois que me gagnera l’envie de remettre à plus tard une tâche quelconque, je me couperai la retraite en me livrant immédiatement à un commencement d’exécution.

Par exemple : supposons qu’il soit utile pour moi de voir telle ou telle personne (par exemple : un dentiste ou un médecin), mais que cela ne m’enchante guère. Le moi frein se mettra en campagne et me suggérera d’excellentes raisons pour différer cette entrevue, pour la remettre ne serait-ce qu’à demain ou à la semaine prochaine (en attendant de la décaler de jour en jour ou de semaine en semaine). Technique du fait accompli : Au moment précis où je sens que je commence à tergiverser, je saisis le téléphone et j’appelle la personne en question pour lui demander un rendez- vous. Ainsi, je me serai forcé la main, je serai pratiquement obligé de donner suite.

Chapitre 8 – Je suis expéditif, je liquide tout au jour le jour

Le meilleur moyen, disait un spécialiste de l’organisation, de rendre pénible une tâche somme toute banale, c’est de la reporter…

L’encombrement naît de l’ajournement. La dépression, le surmenage aussi, naissent de l’ajournement. Les travaux, les gestes, quels qu’ils soient, dont je ne me débarrasse pas par une exécution rapide encombrent non seulement ma table de travail, mais également mon esprit. Ils engendrent la nervosité, l’inquiétude. Ils font germer en moi la (mauvaise) conscience du devoir non accompli.

Exemple banal : je reçois une lettre de Paul. Il suffit que je la mette de côté en me disant : « j’y répondrai demain », pour qu’instantanément cette réponse, qui ne demande que quelques lignes et à peine quelques instants de réflexion, prenne aussitôt le caractère d’un travail. Faute d’avoir répondu immédiatement, je serai « travaillé » par la réponse non faite. Mon cerveau, au lieu d’être dégagé et pleinement disponible pour autre chose, devra me rappeler de temps en temps à l’ordre, en m’envoyant des messages tels que : « réponds à Paul », « au fait, il faut que tu répondes à Paul », « tu as oublié de répondre à Paul…

Et j’aurai très rapidement l’impression d’être surchargé, impression déprimante, démoralisante, qui entravera ma faculté de me concentrer sur d’autres travaux.

La concentration, c’est avant tout l’élimination de toutes les pensées qui ne se rapportent pas à ce que l’on fait, à ce que l’on étudie dans l’instant présent. C’est donc aussi en grande partie l’élimination rapide de tous les petits travaux qui, si je ne m’en débarrasse pas, encombrent mon esprit de la pensée qu’ils sont « à faire ».

Un seul remède à la situation désagréable de l’homme encombré :

je prends la décision d’avoir toujours une table de bureau entièrement nette, vide de tout ce qui n’est pas le travail du moment. De même, je me condamne à ne plus utiliser de tiroirs autres que ceux contenant des systèmes méthodiques de classement (du type « dossiers suspendus »). Les tiroirs non organisés ont une fâcheuse aptitude à recevoir des piles de papier ou de dossiers en attente (et, par là même, à contribuer à l’augmentation des « en cours »). Je ne les utiliserai plus que pour ranger des fournitures telles que papier, post-it, stylo…

Ainsi, je me forcerai la main. Je m’obligerai à liquider au fur et à mesure tout le travail courant. Je n’éprouverai aucune difficulté à procéder ainsi. La règle s’installera en moi comme s’installe en moi toute habitude.

Chapitre 9 – Je décide rapidement

L’indécision est comme une maladie, dont il convient de se guérir. Ceux qui en souffrent se trouvent sérieusement handicapés. Et ils sont nombreux.

Savoir ce que l’on veut est, une fois de plus, la base de tout. (Revoir le chapitre 4)

Celui qui décide rapidement accomplit plus de travail dans le même temps, avec moins de fatigue. Et la différence entre un rendement normal (ou excellent) et un rendement déplorable ne tient souvent à rien d’autre qu’à l’habitude

La méthode pour décider consiste à s’assigner un délai pour décider ; et quelle que soit la décision à prendre, je la prends dans le temps imparti, qui sera le plus court possible. En outre, je m’interdirai d’une manière absolue de différer la décision

Sans décision rapide, l’exercice de la plupart des professions dirigeantes est absolument impossible.

  • Objection

Et le risque d’erreurs ? Faut-il réellement supprimer le stade de l’étude, prendre une décision alors qu’on n’est peut-être qu’incomplètement informé.

  • Réponse

L’indécis ne commet pas moins d’erreurs que l’homme décidé, bien au contraire. L’homme décidé, prenant beaucoup de décisions, acquerra rapidement de l’expérience. L’autre, par contre, se barre l’accès aux responsabilités et, par conséquent, à l’expérience

Un mot encore, pour terminer ce chapitre : décider signifie bien décider et non remettre sans cesse en cause la décision prise. Décision-exécution ! Une fois la décision prise, j’agis.

Une fois la décision prise, je dois agir, c’est-à-dire aller jusqu’au bout de cette décision et consacrer toute mon attention, tous mes soins à l’action.

Chapitre 10 – Au lieu de prendre des résolutions, j’agis

L’enfer, on le sait, est pavé de bonnes intentions.

Les bonnes résolutions, la bonne volonté, c’est ce qui manque le moins. Les bonnes résolutions sont si faciles à prendre : Chacun de nous sait pertinemment où est son intérêt.

Nous savons presque toujours ce qu’il faut faire (ou ce qu’il ne faut pas faire). Et, le sachant, nous prenons assez facilement la bonne résolution qui s’impose. Ce qui est fâcheux, c’est que le plus souvent nous en restons là.

Ainsi, je dois me méfier des résolutions. Elles ne sont souvent que des prétextes, des promesses en l’air.

Un homme résolu n’est pas un homme qui prend des résolutions ; c’est un homme qui agit. Or, celui qui a pour habitude de prendre des résolutions agit finalement de moins en moins.

La résolution n’est rien. L’acte est tout ! Il faut faire suivre la résolution de l’action.

En résumé, autant que possible, je ne prends pas la résolution de faire ceci ou cela ; je le fais séance tenante – ou je commence à le faire immédiatement – dès que l’idée évidente d’avoir à le faire s’empare de mon esprit

De même, d’une manière générale, pour tout travail important, je ne dis pas : « je le ferai ». Je commence à le faire. Exécution, encore et toujours. L’exécution avant tout.

Chapitre 11 – J’achève ce que j’ai commencé

Commencer, c’est, dit Horace, la moitié du travail. Mais ce n’en est précisément que la moitié. L’autre moitié, c’est persévérer, c’est-à-dire achever.

Le commencement en soi n’a pas de valeur. Ce qui n’est pas mené à terme ne vaut pratiquement rien. En un sens, on peut même dire que ce qui différencie l’homme qui réussit de celui qui échoue, c’est précisément que le premier mène à terme ce qu’il a entrepris.

Trop nombreux sont ceux qui ne vont pas jusqu’au bout de leurs idées, qui ne font pas le dernier effort nécessaire pour parachever l’oeuvre et perdent ainsi tout le fruit de leurs efforts antérieurs.

Le cas du « touche-à-tout » est un exemple à méditer et… à ne pas suivre. Il a « tout fait » c’est-à-dire tout commencé. Il n’a rien réussi ou n’a obtenu que des succès partiels.

Ce qui est difficile, ce n’est pas de commencer, mais précisément de ne pas commencer trop de choses à la fois. C’est de ne commencer que ce que je suis absolument décidé à achever, ce que je suis par conséquent certain d’achever.

Je n’abandonnerai plus rien. Pourquoi ? Parce qu’il me faut prendre l’habitude de ne pas renoncer. Abandonner quoi que ce soit, même l’action la plus anodine avant parfait achèvement, c’est prendre l’habitude d’abandonner. Pratiquer l’abandon dans les petites choses, c’est le pratiquer dans les grandes

Je m’en ferai une règle, une obligation. Je ne tolérerai aucune exception, aussi petite soit-elle. Dans ce domaine, la règle s’évanouit, dès qu’on admet une exception quelconque.

Le découragement guette tous ceux qui agissent ; mais mener à bien une action, quelle qu’elle soit, c’est essentiellement ne jamais céder au découragement.

Chapitre 12 – Je domine les grandes tâches en les subdivisant

On pourrait dire aussi que l’accès à la réussite est commandé par l’aptitude à entreprendre de grandes tâches. Je dois apprendre à entreprendre de grandes tâches et, pour cela, je dois apprendre à les dominer, à ne pas me laisser écraser par elles.

La grande tâche fait peur parce qu’elle paraît grande. En l’abordant on a, si l’on n’y prend garde, la sensation d’être écrasé, d’être dominé par la tâche, au lieu de la dominer. Les grandes tâches paraissent inquiétantes. Les petites tâches, celles dont, en les abordant, on voit la fin toute proche, rassurent.

Je dois m’habituer, au contraire, à voir petites les grandes tâches, en les regardant pour ce qu’elles sont en réalité, à savoir une succession de petites tâches à accomplir jour après jour.

Exemple :

Si l’on me dit (ou si je me dis) : tu écriras un rapport de 100 pages, pourquoi ce chiffre m’épouvanterait-il ? Après avoir fait mon plan, j’écrirai chaque jour mes 5 ou 10 pages et rien d’autre. Je penserai chaque jour aux 5 ou 10 pages de la journée, et à rien d’autre. Et bientôt, les 100 pages seront achevées

Apprendre à regarder les grandes tâches pour ce qu’elles sont, à savoir une somme de petites tâches, c’est apprendre à dominer ces tâches, quelles qu’elles soient.

Chapitre 13 – Je limite mes tâches dans le temps

L’homme est limité par le temps. Tout ce qu’il fait ou rêve de faire est conditionné par cette limitation.

La vie est une compétition dans laquelle le succès vient à ceux qui sont capables d’accomplir le meilleur travail possible dans le moindre temps possible, ou du moins, le meilleur travail possible, dans un temps déterminé, et non pas simplement le meilleur travail possible.

Tout ce que j’entreprends doit être envisagé sous l’angle du temps :

  • – je n’ai pratiquement jamais à accomplir purement et simplement un travail déterminé, j’ai presque toujours à exécuter une tâche déterminée en un temps déterminé,
  • – toute mon activité est dominée par le temps. Tous mes résultats n’auront de sens que rapportés au facteur temps.

Et même lorsque aucun délai ne me sera fixé pour accomplir la tâche, c’est moi qui prendrai l’initiative de fixer ce délai, afin :

  • – de m’entraîner à accomplir toute tâche en fonction d’un temps optimum d’exécution,
  • – de me rendre par là disponible le plus tôt possible pour l’accomplissement d’une autre tâche,
  • – et d’augmenter ainsi le nombre de tâches que je serai à même de mener à bien.

Toute l’activité humaine est pulsée par le facteur temps. Et, à cet égard, je dois apprendre deux choses :

  • – accomplir un travail dans un délai qui m’est imparti, par autrui ou par les circonstances,
  • – là ou, en apparence, aucun délai ne m’est imparti, me fixer un délai, afin de ne pas perdre mon temps.

L’erreur serait :

  • – de s’attaquer au premier élément, le traiter parfaitement, dans les moindres détails ;
  • – et de constater ensuite qu’il ne reste plus guère de temps pour traiter correctement les éléments restants.

Lorsqu’on a suivi un plan rationnellement établi et qu’on a accompli toutes les opérations qu’il prévoyait, il n’y a aucune raison de ne pas s’en tenir là. Il n’y a aucune raison de continuer à « couver » son travail. Car c’est bien alors d’indécision, d’inquiétude, d’anxiété qu’il s’agirait, sous couvert de souci de perfection

Chapitre 14 – L’intégration des idées

On dit de quelqu’un qu’il a les idées « intégrées » lorsque ses opinions, ses pensées – et aussi ses actes – sont en accord avec une conception fondamentale qu’il a de l’existence et avec un programme d’ensemble, un but, qu’il s’est assigné.

Je suis un être orienté. Je sais ou je vais parce que je sais ce que je veux. Et, le sachant, j’y vais par le chemin le plus court, soutenu par la poussée propre de mon plan.

J’ai défini ce que je veux avoir, ce que je veux être. J’ai élaboré mon film mental. J’ai établi mon programme d’action à long terme, à moyen terme et à court terme.

Il n’est rien qui résiste à l’être ainsi orienté. Agir sur la base d’un programme bien conçu, c’est mettre en œuvre une force considérable.

Seul ce que l’on fait est révélateur de ce que l’on pense, et l’on ne pense rien de ce que l’on n’est pas décidé à mettre en pratique.

Les idées intégrées sont celles qui sont en accord avec les actes

Chapitre 15 – L’intégration des faits

La mémoire est gouvernée par la triade : intérêt – attention – répétition. Son imprégnation sera d’autant plus profonde que l’intérêt sera grand, l’attention en éveil et la répétition suffisante.

Lorsque notre intérêt est en éveil, la mémoire enregistre, non plus par accident, mais comme quelqu’un qui a reçu l’ordre d’enregistrer. Elle s’ouvre largement, le plus largement possible. Elle est dans les meilleures dispositions pour enregistrer.

Enfin, pour que l’impression de la mémoire soit vraiment durable, il faut en général, répéter. La répétition purement mécanique est inefficace. Ce qu’il faut, c’est répéter avec attention une donnée à laquelle on s’intéresse.

Lorsque j’aurai à enregistrer une donnée qui normalement ne se répète pas, je me livrerai à tous les subterfuges possibles pour la répéter

Exemple : je viens d’apprendre un fait que je désire retenir. Pour autant que ce soit possible, j’en fais l’un des sujets de mes conversations de la journée. En d’autres termes, j’en parle aux personnes avec lesquelles je m’entretiens.

Ou encore : au cours de mes lectures, je prends connaissance de passages que je voudrais retenir. Je m’oblige à en répéter la lecture en les soulignant, et même, au besoin, en recopiant les idées essentielles dans un cahier ou sur des fiches.

La mémoire marche à l’intérêt ! Inutile de ruser sur ce point.

La mémoire marche à l’intérêt et l’excellente mémoire marche à l’enthousiasme. Plus l’intérêt sera fort, plus il tendra vers l’enthousiasme, meilleur sera le fonctionnement de la mémoire

La mémoire assimile avec le maximum de facilité les notions qui sont déjà digérées. Pour « avoir de la mémoire », il faut classer les idées, il faut avoir de l’ordre dans ses idées.

Il faut, par exemple, dégager l’ossature d’un texte qu’on veut confier à sa mémoire, c’est-à-dire en faire un résumé sous forme de plan détaillé.

Chapitre 16 – L’intégration des souvenirs

Prendre une décision consiste avant tout à réunir, puis à interpréter des renseignements. Dans bien des cas, lorsque le dossier est complet, lorsque tous les renseignements nécessaires ont été réunis, la décision s’impose d’elle-même. Lorsqu’une décision est difficile à prendre, cela signifie très souvent que le dossier est incomplet.

Le plus souvent, l’homme qui gère mal ses affaires est un homme mal renseigné. Les renseignements dont il dispose sont fragmentaires. Il conduit ses affaires au jugé, à l’à-peu-près et non au vu d’indications précises, de chiffres, de pourcentages

Qu’il s’agisse d’une décision simple ou d’une suite de décisions aux implications multiples, le réflexe que doit avoir l’homme qui veut réussir doit toujours être : voyons les renseignements, chiffres, tous les chiffres.

Seuls les chiffres, seuls les renseignements solides doivent gouverner la réalité. Tout le reste est du domaine du rêve et expose à des réveils désagréables

L’être orienté intègre tous les renseignements qu’il réunit, toutes ses observations en particulier, à son programme. De même qu’il intègre les idées et les souvenirs, il intègre les faits.

Interpréter des faits, exploiter des renseignements, c’est essentiellement les rapprocher d’autres faits, d’autres renseignements. Et ce rapprochement sera d’autant plus fructueux qu’il s’opérera dans le cadre d’une orientation fondamentale.

Chapitre 17 – La règle du précédent

La règle du précédent est l’un des principes de base d’une bonne organisation. Elle consiste :

  • – à ne pas refaire un travail qui a déjà été fait – utilement – dans les mêmes circonstances, ou, ce qui revient au même, à ne pas résoudre un problème qui a déjà trouvé sa solution ;
  • – à se demander, en présence de telle ou telle difficulté à résoudre, si la même difficulté s’est déjà présentée dans le passé. Si oui, on s’inspire éventuellement de la solution préexistante, ou même, le cas échéant, on la reprend purement et simplement si elle s’avère bonne et si les circonstances dans lesquelles elle a été prise n’ont pas changé (en d’autres termes, s’il s’agit bien présentement de la même difficulté que celle qui a fait l’objet du précédent).

« La véritable tradition dans les grandes choses, ce n’est point de refaire ce que les autres ont fait, mais de retrouver l’esprit qui a fait ces grandes choses et qui en ferait de toutes autres en d’autres temps. » Paul Valery

Chapitre 18 – L’enthousiasme est irrésistible

De tous les carburants qui font fonctionner le moteur des activités humaines, l’enthousiasme est le plus efficace. L’enthousiasme est ce qui le plus sûrement permet d’arriver au but qu’on s’est assigné.

C’est ce qui, infailliblement, se communique aux autres et fait que ceux-ci favorisent l’entreprise à leur tour.

Pour créer de l’enthousiasme chez soi-même, chez les autres, il faut agir. Agir, c’est-à-dire aller de l’avant, dans une direction déterminée. Ne pas regarder en arrière ; oublier le passé, les difficultés d’hier, dont l’évocation n’est souvent qu’un prétexte à la rêverie, à la fuite hors du présent, c’est-à-dire hors du terrain d’action

L’enthousiasme c’est la foi agissante. On n’a pas « besoin » d’enthousiasme pour agir. On a besoin d’agir. Et en agissant on devient enthousiaste.

L’action contient l’idée positive qui entretient et facilite l’action. Par conséquent, je me lève et j’agis. L’enthousiasme, c’est cela.

Critique du livre :

J’ai été surpris en bien par ce livre. En effet, André Muller propose un système entièrement basé sur la relation avec soi-même.

Le concept vous êtes responsable de votre vie et bien connu en développement personnel. L’auteur va plus loin, au delà d’être conscient de la responsabilité de notre propre vie vous devez prendre en charge l’action qui mène à la concrétisation de votre rêve.

En résumé, vous devez agir pour réussir. La passivité ne mène nul par.

http://www.revolutionnezvotrecarriere.com

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